Suite et fin de notre virtualisation P2V, la première partie de l’article est à retrouver ici.

Dans l’article précédent, nous avons utilisé VMware Converter pour obtenir un fichier .vmdk à partir d’un serveur physique, puis nous avons convertit ce fichier au format QCOW2 ou RAW.

Il est temps maintenant de créer la machine virtuelle proprement dite.

1. Création de la machine virtuelle.

Dans l’interface Proxmox, créer une nouvelle VM en configurant le matériel au plus près de celui du serveur physique (ou de celui précédemment paramétré dans VMware Converter) :

Nom de la VM

Nommer la VM

Choisir l'OS approprié

Choisir l’OS approprié, ici Windows Server 2008 R2

Ne pas mettre de disque dans le lecteur

Ne pas mettre de disque dans le lecteur

Configurer le disque

Ne pouvant configurer directement le disque issu de la virtualisation, on va créer un disque qui servira de base à son ajout ultérieur. On sélectionne donc le bus IDE (sinon Windows ne trouvera pas le disque), le stockage de la VM (local/distant), la taille du disque (identique ou légèrement plus grande que le disque du serveur physique), le format du disque (QCOW2/RAW/VMDK) et le cache Write back (plus performant).

Configurer le CPU

Configurer le CPU

Configurer la mémoire vive

Configurer la mémoire vive

vm07

Configurer la carte réseau, ici en pont sur la carte physique et en VirtIO. Pensez à désactiver la carte réseau dans un premier temps afin de ne pas se retrouver avec 2 serveurs identiques sur le réseau si le serveur original est toujours démarré.

Valider la configuration

Valider la configuration

2. Importation du disque QCOW2

À ce stade, nous avons une VM prête à l’emploi, si ce n’est le disque configuré qui est vide. Nous allons donc attacher le disque QCOW2/RAW à la VM et pour ce faire il va falloir mettre les mains dans le cambouis à savoir faire un peu de ligne de commande. En effet, pour l’instant on ne peut pas ajouter un disque existant en passant par l’interface web 🙁 . Si vous n’êtes pas familier avec Proxmox, les opérations suivantes peuvent paraître un peu confuses, je vais donc résumer rapidement la suite :

  • Montage du disque dur USB contenant le disque QCOW2/RAW comme stockage utilisable par Proxmox
  • Modification du fichier de configuration de la VM afin d’utiliser le disque QCOW2/RAW
  • Déplacement du disque QCOW2/RAW du disque dur USB vers le stockage local via l’interface web

Dans la partie précédente, nous avions laisser notre disque QCOW2/RAW sur un disque dur externe monté sur /media/usb_disk. Nous allons devoir configurer ce périphérique comme stockage de Proxmox. Pour ce faire, dans l’interface web, cliquer sur Datacenter, sur l’onglet Stockage puis sur le bouton Ajouter et enfin sur Répertoire. Il ne reste plus qu’à indiquer le répertoire à utiliser et le contenu (Image disque) comme ci-dessous :

Configurer le stockage USB contenant le disque QCOW2

En fonction de ce que vous avez sélectionné dans liste déroulante Contenu, Proxmox va créer plusieurs répertoires sur le disque dur USB. Celui qui nous intéresse est le répertoire images (destiné à stocker les images disques). À l’intérieur, nous allons créer un répertoire nommé d’après le numéro de la VM, ici ce sera donc 105.

Se connecter à Proxmox en SSH ou par l’interface web en cliquant sur le bouton Shell et créer le répertoire :

Il ne reste plus qu’à y déplacer l’image QCOW2/RAW, en partant du principe qu’elle se trouve à la racine du disque ça nous donne  :

Si tout s’est bien passé, le disque QCOW2/RAW est maintenant visible dans l’interface web en cliquant sur le stockage usb_disk puis sur l’onglet Contenu.

Le disque apparaît bien dans le stockage USB

Le disque apparaît bien dans le stockage USB

On va maintenant éditer le fichier de configuration de la VM afin de lui indiquer le disque QCOW2/RAW (choisir le fichier correspondant à votre VM, ici 105.conf) :

On retrouve donc notre configuration et on va modifier la ligne :

en

Sauvegarder et retourner dans l’interface web. Sélectionner la VM et cliquer sur l’onglet Matériel, le disque dur doit pointer sur notre disque QCOW2.

Sélectionner le disque et cliquer sur le bouton Déplacer le disque, il ne reste plus qu’à choisir la destination à savoir le stockage local (ou dans mon cas le stockage distant ZFS).

La VM est maintenant prête à démarrer.

3. Configuration de la machine virtuelle

Démarrer la VM, cliquer sur le bouton Console et vérifier qu’elle est bien fonctionnelle.

Si tel est le cas, il nous reste maintenant à améliorer ses performances en passant le disque dur de IDE à VirtIO. Pourquoi ne pas avoir configurer le disque en VirtIO dès le début ? Tout simplement car Windows ne possède pas les pilotes et que du coup la VM ne pourrait démarrer.

L’astuce consiste à ajouter un disque VirtIO temporaire de 1 Gio puis à démarrer la VM et enfin installer le pilote.

Tout d’abord, télécharger l’ISO contenant les pilotes VirtIO à cette adresse : https://fedorapeople.org/groups/virt/virtio-win/direct-downloads/stable-virtio/virtio-win.iso et le téléverser dans un des stockages de Proxmox :

Monter l’ISO dans le lecteur CD/DVD virtuel de la VM :

Ajouter ensuite un disque VirtIO de 1Gio :

Démarrer la VM, de nouveaux matériels sont alors détectés. Annuler toutes les procédures d’installation de pilote et ouvrir le gestionnaire de périphériques afin d’installer les pilotes un à un.

Sélectionner le contrôleur SCSI et mettez à jour le pilote :

Indiquer la version du pilote correspondant au système d’exploitation (ici Windows server 2008 R2 64 bits) dans le dossier viostor :

Si tout ce passe bien le pilote s’installe :

Faire de même pour le contrôleur ethernet dans le dossier NetKVM (la carte réseau que nous avions préalablement configurée en VirtIO).

Ainsi que pour le périphérique PCI restant, dans le dossier Balloon.

Éteindre la VM afin de modifier le disque IDE en VirtIO. Pour cela on passe de nouveau par la ligne de commande :

On modifie la ligne :

en

On en profite pour supprimer la ligne correspondant au disque temporaire de 1 Gio. Sauvegarder le fichier et retourner dans l’interface web.

Le disque ide0 ayant disparu, la VM ne peut plus démarrer, il faut indiquer le « nouveau » disque VirtIO en allant dans Options puis Ordre de boot  :

Démarrer la VM et vérifier que tout est OK.

À ce stade notre VM est parfaitement fonctionnelle mais il faut bien avouer que la console noVNC de Proxmox n’est pas très agréable à utiliser. Heureusement la console SPICE offre une meilleure expérience. Mais pour ce faire, il nous faut reconfigurer la carte vidéo puis installer le pilote SPICE. Dans la première partie, je vous avais fait télécharger ce fameux pilotes avant la procédure de virtualisation, histoire de l’avoir directement dans la VM au moment opportun (pour rappel il est disponible à cette adresse : https://www.spice-space.org/download/windows/spice-guest-tools/spice-guest-tools-0.100.exe).

Éteindre la VM si elle est allumée et modifier la carte vidéo de Défaut à SPICE (qxl) :

Démarrer la VM, lancer une console noVNC et exécuter le pilote SPICE (si nécessaire l’exécutable installera aussi les pilotes VirtIO mais mieux vaut les installer comme préalablement en passant par l’ISO, histoire d’avoir des pilotes à jour).

Pour utiliser la console SPICE, il faudra installer sur votre poste client le paquet virt-viewer pour GNU/Linux ou virt-manager pour Windows (prendre la version 3 car la 4 est défectueuse).

Redémarrer la VM en utilisant cette fois la console SPICE. Il ne reste plus alors qu’à configurer la résolution d’écran de la VM.

Pour finir, un peu de ménage en supprimant physiquement les disques temporaires dans leur stockage respectifs.

Au terme de ce long article, nous sommes maintenant en possession d’une VM performante et pratique à utiliser 🙂 . Pour les questions, précisions, coquilles et critiques, les commentaires sont ouverts !

proxmox

Dans cette première partie, nous allons voir comment virtualiser un serveur physique Windows Server 2008 (R2) pour le faire tourner dans Proxmox (je n’ai pas testé avec du 2003(R2) / 2012(R2)). Cet article repose en grande partie sur le wiki Proxmox mais détaillera plus précisément la méthode utilisant VMware Converter.

Il nous faut donc :

  • 1 serveur Windows server 2008 (R2)
  • 1 serveur Proxmox 4.2 (la dernière mouture à ce jour)
  • 1 disque dur USB (formaté en ntfs) ou 1 partage réseau pour stocker le résultat de la conversion

Pour info, j’ai réalisé l’opération avec le lab suivant (composé essentiellement de matériel obsolète/recyclé) :

  • 1 serveur Windows 2008 R2 (2 CPU Intel Xeon E5504 / 16 Gio RAM / 1 partition système RAID1 de 146 Gio + 1 partition données RAID5 de 407 Gio)
  • 1 cluster de 2 serveurs Proxmox 4.2-17/e1400248 (1 CPU Intel Xeon E5420 / 8 Gio RAM / 1 partition système de 10Gio, 1 partition SWAP de 4 Gio et 1 partition données ZFS de 60 Gio)
  • 1 SAN Nexenta 4.0.4 Community Edition (2 CPU Intel Xeon E5504 / 16 Gio RAM / RAIDZ1 3x500Gio + 1 SSD 128 Gio ZIL) pour stocker les VMs, monté dans le cluster en ZFS over iSCSI
  • 1 partage NFS/SMB sur un NAS pour stocker temporairement le résultat de la virtualisation

Je précise tout ça car les captures d’écran viendront de ce lab et que si j’essaye ici de rester dans une situation assez standard, je décrirai à l’occasion les opérations spécifiques au montage ci-dessus.

1. Conversion P2V via VMware Converter

Toutes les opérations suivantes ont lieu sur le serveur Windows server 2008 R2 à virtualiser.

La première chose à faire est de télécharger la dernière version de VMware Converter sauvegarder le serveur physique !

Sauvegarder ensuite la base de registre car nous allons la modifier :

Windows + R -> regedit -> Clic-droit sur la racine -> Exporter (sur le Bureau par exemple)

Maintenant et seulement maintenant nous sommes prêt à oeuvrer.

Télécharger le fichier https://pve.proxmox.com/mediawiki/images/f/f5/Mergeide.zip, le décompresser et l’exécuter. Il s’agit d’un ensemble de clés de registre qui permettront à la VM de démarrer sur des disques (virtuels) connectées à des contrôleurs (virtuels) IDE. Sans cette étape, il y a de grandes chances que la VM affiche un BSOD au bout de quelques secondes.

Télécharger le fichier https://www.spice-space.org/download/windows/spice-guest-tools/spice-guest-tools-0.100.exe, pour l’instant on n’en fera rien mais il nous sera utile dans le 2ème partie. Il s’agit d’un ensemble de pilotes et de fonctionnalités du même style que ceux offerts pas les VMware Tools ou les Guest Additions de Virtualbox.

Télécharger la dernière version de VMware Converter et de l’installer sur le serveur physique. Elle est disponible à cette adresse https://my.vmware.com/en/web/vmware/evalcenter?p=converter (la création d’un compte VMware est obligatoire, il faut bien donner du travail aux commerciaux…).

Connecter le disque dur USB au serveur (ou dans mon cas, préparer un partage SMB) pour y stocker le résultat de la conversion.

Lancer VMware Converter et choisir les options suivantes au fil des étapes :

  • Source type : Powered-on machine
  • Specify the powered-on machine : This local machine
  • Select destination type : VMware Workstation or other VMware virtual machine
  • Select VMware Product : VMware Workstation 11.0.x
  • Name : Entrer le nom de l’image (ici : srv2k8r2.enterprise.net)
  • Select a location for the virtual machine : Indiquer le dossier dans lequel sera créée l’image, disque dur USB ou partage réseau (ici : le lecteur F:)
  • Configurer le matériel (nombre de CPU, taille de la RAM, etc) et les services (désactiver les services obsolètes ou non pertinents du style monitoring du serveur physique, RAID et autres). Dans le doute ne pas modifier les services, on fera le ménage plus tard.
vmware-converter

vmware-converter

La durée de la conversion dépend du volume de données à transférer et de la vitesse de l’interface USB ou réseau. Une fois terminée, on obtient un fichier .vmdk par disque et un fichier .vmx dont on ne fera rien, ce dernier décrivant le matériel de la VM pour une importation dans un hyperviseur VMware. Le wiki Proxmox précise à cet instant qu’il peut être nécessaire de démarrer la VM dans VMware Workstation Player (disponible gratuitement sans compte ce coup-ci) afin d’y installer d’éventuels pilotes manquants pour le contrôleur de disque mais je n’ai jamais eu à le faire, à vous de voir au cas par cas.

2. Conversion VMDK vers QCOW2/RAW

Toutes les opérations suivantes ont lieu sur le serveur Proxmox.

À ce stade, on pourrait conserver le fichier .vmdk mais on va le convertir en un format plus indiqué pour Proxmox (enfin KVM). Pour une VM classique stockée sur l’hyperviseur, on va opter pour le format QCOW2. Dans mon cas (stockage distant ZFS over iSCSI) je n’ai pas le choix seul le format RAW est supporté. En règle générale, il vaut mieux éviter de superposer QCOW2 sur ZFS, les deux formats faisant du copy on write on risque de se retrouver avec des performances déplorables en écriture.

Débrancher le disque dur USB du serveur Windows 2008 R2 et le brancher sur le serveur Proxmox.

Identifier le disque dur USB :

Installer le paquet ntfs-3g et monter le disque dur USB :

Vérifier que le fichier .vmdk est bien présent :

Convertir le fichier .vmdk en .qcow2 (on peut améliorer la vitesse de conversion en créant le fichier .qcow2 sur un autre support que le disque USB) :

ou en .raw :

Fin de la première partie, nous avons maintenant un disque utilisable par Proxmox et nous verrons la prochaine fois comment créer et optimiser la VM.

Mise à jour 03/04/2016 : suite au commentaire de Greg concernant les liens inactifs vers WintoolKit, je met à disposition sur mon serveur la version utilisée dans l'article ci-dessous : https://www.docgreen.fr/wp-content/uploads/2016/04/WinToolkit.zip

Le précédent article sur le sujet, qui date quand même d'il y a 5 ans, a toujours autant de succès. La faute notamment à l'absence de Service Pack 2 pour Windows 7. À ce jour, suite à l'installation d'un Windows 7 Pro SP1 il y a 215 mises à jours importantes et 10 facultatives qui sont proposées, soit le bagatelle de 1 Gio. La méthode exposée à l'époque est toujours fonctionnelle mais certains problèmes se posent (incompatibilité avec la console PowerShell v3 et supérieure notamment). Le script PowerShell a été plusieurs fois mis à jour par différents contributeurs et dans sa dernière mouture il n'est utilisable que sur Windows 8 et supérieurs. J'ai donc cherché une méthode plus "moderne" pour intégrer un maximum de mises à jour dans l'ISO de Windows 7. La solution s'appelle Win Toolkit et le résultat est plutôt satisfaisant comme on le verra en fin d'article.

Win Toolkit

Win Toolkit

Win Toolkit est donc boite à outil permettant de paramétrer une ISO au petites oignons (mises à jour, pilotes, clé, thèmes, etc…). C'est toujours tentant de vouloir intégrer tout un tas de choses dans son ISO mais en informatique comme ailleurs le mieux est l'ennemi du bien. Pour ma part, je préfère avoir une ISO contenant uniquement les mises à jour plutôt qu'une usine à gaz avec des vices cachés découlant par exemple d'un tweak hasardeux du registre (je parle d'expérience).

Avant toute chose, ça parait évident mais il vous faudra disposer d'un DVD ou d'une ISO de votre Windows 7. Win Toolkit dispose d'une méthode pour récupérer une ISO via le site de Microsoft mais la clé qu'il propose ne fonctionne pas/plus, libre à vous de tester avec votre clé (menu Downloads -> Windows ISOs).

La première chose à faire est de vous inscrire sur le site suivant afin de récupérer l'outil : http://www.wincert.net/forum/register/. Ce logiciel utilise un système de lien sponsorisé avec son agaçante cohorte de publicités attrape-nigauds. Rien de bien méchant pour l'internaute averti, il faut bien vivre dirons-nous… D'ailleurs à ce propos si vous trouvez l'outil utile au quotidien, n'hésitez pas à faire une donation via le logiciel, ça supprimera les liens sponsorisés.

Une fois le compte créé et validé, il faut télécharger le logiciel à cette adresse : http://www.wincert.net/forum/files/file/5-win-toolkit/ et le décompresser sur le Bureau par exemple.

Au premier lancement le logiciel va vous proposer de télécharger une nouvelle version de DISM (Deployment Image Servicing and Management), faites-le. Il s'agit de l'outil de Microsoft qui permet de modifier les images ISO. Actuellement le fichier est disponible à cette adresse (mais ça peut changer) : http://www.wincert.net/leli55PK/DISM/8.1_6.3.9600.16384.exe (vous pouvez aussi passer par le menu Downloads -> DISM). Exécuter le fichier afin de le décompresser sur le Bureau, vous obtiendrez un dossier nommé "8.1". Dans ce dossier, exécutez le fichier "Windows Deployment Tools-x86_en-us.msi" pour installer DISM.

On va maintenant attaquer les choses sérieuses. Dans l'onglet "Updates", cliquez sur le bouton "Alphawaves' Downloader". Sélectionnez ensuite la version de Windows dont vous voulez obtenir les mises à jour ainsi que le dossier qui va les stocker.

Alphawaves Downloader

Alphawaves Downloader

Par défaut, seules les mises à jours importantes sont pré-cochées. Vous pouvez les choisir une par une ou sélectionner l'intégralité via un clic droit sur l'une d'entre elles. Si vous descendez dans la liste vous trouverez les mises à jour facultatives, je ne les inclues pas pour éviter les cochonneries de type GWX mais vous être libre de le faire. Il ne reste plus qu'à cliquer sur le bouton "Download" en bas à gauche et à aller boire une café le temps que tout soit téléchargé.

Une fois toutes les mises à jours téléchargées, fernez Alphawaves Downloader et dans l'onglet "Basic", cliquez sur le bouton "All-In-One Integrator". Ouvrez le menu Browse -> Browse for ISO pour  sélectionnez votre ISO puis indiquez le dossier dans lequel elle sera extraite (par défaut un dossier du même nom que l'ISO est créé dans le dossier contenant l'ISO).

Sélectionnez l'ISO

Sélectionnez l'ISO

Normalement vous devez obtenir une liste équivalente à celle ci-dessous :

Wim Manager

Wim Manager

Double-cliquez sur la version qui vous intéresse pour passer à la partie intégration des modifications. À partir de cet écran il est possible d'ajouter et de modifier tout un tas de choses mais on va se concentrer ici sur les mises à jour. Cliquez donc sur l'onglet "Updates et Languages" puis sur le bouton "+" à gauche. Naviguez vers le dossier où vous avez précédemment téléchargé les mises à jour (chez moi c'est "C:\Users\user\Desktop\Updates\Windows7-x64" vu que j'ai tout stocké sur le Bureau). Allez dans le dossier "General" et sélectionnez toutes les mises à jour. Faites de même ensuite avec les dossiers "Hotfix" et "Security". Vous devez obtenir quelque chose comme l'écran ci-dessous :

Liste des mises à jour à intégrer

Liste des mises à jour à intégrer

Il ne reste plus qu'à cliquer sur le bouton "Start" en haut à gauche pour démarre l'intégration. Le logiciel vous demandera d'enregistrer un nom pour cette opération afin de recharger rapidement tous vos paramètres si vous recommencez l'opération une nouvelle fois. Avec un CPU quad-core et un SSD l'intégration a pris 2 heures et 48 minutes soit le temps moyen pour vider la cafetière.

Il est temps maintenant de créer l'ISO, on va donc fermer la fenêtre d'intégration et retrouver l'écran d'accueil de Win Toolkit. Cliquez sur le bouton "ISO Maker", sur le nouvel écran sélectionnez le dossier dans lequel vous aviez extrait l'ISO précédemment et choisissez un petit nom pour votre nouvelle ISO, enfin cliquez sur le bouton "Create ISO" en bas à gauche.

ISO Maker

ISO Maker

Au final, j'obtiens une ISO de 4.7 Gio. Une fois installée, Windows Update ne me propose plus que 35 mises à jour importantes et 3 facultatives. On peut dire que le contrat est rempli.

Je n'ai pas creusé plus en détail les options de Win Toolkit, elles sont assez riches et pour les plus motivés il y a de quoi bien s'amuser. Comme d'habitude, les commentaires sont là pour des remarques, corrections et questions.

Une astuce pour finir, si vous voulez repartir de zéro il suffit de supprimer le fichier "Settings.txt" qui se trouve dans le dossier de Win Toolkit.

 

Si j'osais cette comparaison, je dirais que Firefox est un peu comme Windows : léger et agile après une installation toute fraîche mais de plus en plus mou et empâté au fur et à mesure du temps (et chez moi, des 300 onglets constamment ouverts / 50 extensions installées). Heureusement pour retrouver une nouvelle jeunesse, nul besoin de tout formater et réinstaller, 5 minutes devraient suffire à lui rendre son lustre passé (voire 30 secondes pour les utilisateurs d'un Firefox "vanilla").

Firebird

Souvenez-vous, il y a très longtemps (en temps Internet) Firefox s'appelait Firebird, un nom de circonstance pour le faire renaître de ses cendres.

Lors de la procédure, seront conservés :

  • les onglets ouverts
  • les marques-pages
  • les historiques
  • les mots de passe
  • les données des formulaires
  • les cookies
  • le compte Sync

Seront supprimés :

  • les préférences (de l'interface et des sites web)
  • les certificats ajoutés
  • les extensions

Si comme moi vous utilisez beaucoup d'extensions, il sera nécessaire de les reconfigurer manuellement après réinstallation. Il existe des extensions permettant de les exporter avec leurs paramètres mais l'idée étant de repartir de (presque) zéro, je préfère prendre un peu de temps pour tout passer en revue.

Voici donc la procédure (les étapes optionnelles ne concernent que ceux qui ont un Firefox customisé) :

  1. Optionnel – Passer en revue les extensions afin de noter leur configuration et pour les extensions de type NoScript ou RequestPolicy, faire un export des listes (blanches/noires).
  2. Ouvrir le menu (les 3 barres en haut à droite) -> cliquer sur le menu d'aide (le point d'interrogation en bas) -> cliquer sur "Information de dépannage" -> cliquer sur "Réparer Firefox…".
  3. Un dernier avertissement apparait et si vous êtes prêt, cliquez sur le bouton "Réparer Firefox".
  4. Firefox va faire une copie de votre précédent profil sur le bueau et lors du démarrage va vous proposer de restaurer vos onglets.
  5. Optionnel – Reconfigurer les préférences (page d'accueil, défilement doux, moteur de recherche par défaut…).
  6. Optionnel – Reconfigurer les paramètres "about:config".
  7. Optionnel – Ouvrir l'ancien profil sauvegardé sur le bureau, aller dans le dossier "extensions" et glisser/déposer tous les fichiers .xpi dans la fenêtre Firefox afin de réinstaller les extensions.
  8. Optionnel – Redémarrer Firefox une fois toutes les extensions installées.
  9. Optionnel – Reconfigurer les extensions et importer vos listes dans les extensions de type NoScript ou RequestPolicy.
  10. C'est tout, Firefox est maintenant comme neuf.

Si malgré tout quelque chose tournait mal, vous pouvez retrouver votre ancien profil en copiant le dossier "xxxxxxxx.default" sauvegardé sur votre bureau dans le dossier suivant :

  • GNU-Linux : ~/.mozilla/firefox/
  • Windows : %APPDATA%\Mozilla\Firefox\Profiles\
  • MacOS X : ~/Library/Mozilla/Firefox/Profiles/

Et en éditant le fichier "profiles.ini" de manière à remplacer le nom du profil actuel par l'ancien dans la ligne "Path="

Il y a de ces moments trop rares en informatique où on pense être parti pour des heures de galère et où tout finalement se déroule sans accroc, mon cher Looping ! Voilà le topo, j’ai récemment eu l’occasion d’acquérir pour le boulot un SSD de 512 Gio à vil prix, afin de remplacer mon asthmatique disque dur de 500 Gio. Je précise les tailles car ici nul besoin de retailler les partitions, le SSD étant plus volumineux que le disque dur. Alors les guides pour cloner Windows d’un disque dur vers un SSD, il y en a des tartines. Ils utilisent les utilitaires constructeurs, Acronis True Image, EaseUs Todo Backup, Macrium Reflect ou encore Gparted ou CloneZilla. La procédure est bien rôdée et ça se passe généralement très bien. Les guides pour cloner du GNU/Linux y’en a déjà beaucoup moins, tous à base de Gparted et CloneZilla et souvent assez confus et rarement semblables, ce qui n’aide pas à avoir les idées claires. Enfin concernant ceux dédiés à la procédure de clonage de Windows et GNU/Linux en double amorçage, et bien c’est encore pire niveau rareté, clarté et efficacité. Vous l’avez bien compris, je suis dans le dernier cas de figure et je pensais déjà à la réinstallation complète tant je me voyais mal recommencer X fois les procédures découlants les différentes techniques trouvées sur le Web.

Clone

Je ne sais pas pourquoi mais concernant la gestion des disques/partitions, j’ai toujours eu l’impression que des logiciels comme Acronis True Image, feu-Partition Magic ou Macrium Reflect étaient bien meilleurs et sûrs que Gparted ou CloneZilla alors que je me sers bien plus de ces derniers. Sûrement une très lointaine résurgence de mon passé de windowsien, passons… Toujours est-il que j’ai commencé par cloner le disque avec Acronis True Image 2014 lequel a renoncé après avoir copié les partitions Windows, puis avec EaseUs Todo Backup qui lui faisait redémarrer le PC dès le début de l’opération. À ce moment-là, ça sentait vraiment la réinstallation complète.

Je relis alors les différents sujets consacrés à Gparted et CloneZilla, c’est toujours aussi confus mais je laisse tout ça mijoter en même temps que ma tartiflette et une fois de retour au boulot, je me lance dans l’inconnu avec pour seule méthode, la bonne vieille Rache. En gros, je compte copier à l’identique chaque partition vers le SSD (tous ceux derrière leur écran qui se sont sentis obligés l’espace d’un instant de me préciser qu’il s’agit là de la définition du verbe cloner peuvent faire un Ctrl-W, merci) et me débrouiller ensuite avec les éventuels problèmes de démarrage.

Ils nous faut donc :

 – Un adaptateur SATA/USB pour connecter le SSD au PC portable (ou les câbles SATA classiques pour un PC fixe).
– Un ISO de la dernière version de Gparted que vous graverez sur un CD/DVD ou que vous utiliserez sur une clé USB amorçable (à l’aide de Multiboot ou Easy2Boot par exemple).
– Un ISO de Super Grub Disk (j’ai pris la bêta parce que je suis plus à ça près) auquel vous réserverez le même sort que l’ISO précédent. Vous me voyez venir, oui il va falloir dépanner Grub.
– Idéalement faire une copie de sauvegarde du disque dur afin d’éviter les crises de nerf en cas de clonage du SSD vers le disque dur (on ne ricane pas, j’en connais qui l’ont déjà fait, dont moi…).
– De la patience, du calme et surtout vérifiez 2 fois avant de valider une opération définitive, voire 3 fois pour les 2 au fond qui passent leur temps sur leur smartphone. Gparted c’est comme Tinder, quand on a cliqué c’est trop tard.
– Conseil bonus : enfermez votre chat et votre gamin à la cave, les 2 sont adorables et tout et tout mais ils ont une fâcheusement propension à provoquer des catastrophes avec le clavier.

1. Gparted

Après avoir connecter le SSD au PC et démarrer sur Gparted, on va comme je l’ai dit plus haut copier les partitions du disque dur vers le SSD. Pour ce faire, il suffit de sélectionner la partition d’origine, de cliquer sur le bouton « Copier », de sélectionner le SSD et de cliquer sur le bouton « Coller ».

-dev-sdb - GParted_207

Depuis le disque dur, copier les partitions une par une.

On va le faire pour toutes les partitions et pour finir on valide les opérations.

-dev-sda - GParted_208

Valider les manipulations.

Vous remarquerez qu’une de mes partitions était marquée comme « inconnu », il s’agit de la SWAP je n’ai pas trop d’explication si ce n’est qu’elle était peut-être chiffrée, je ne sais plus trop, des fois je suis parano… Dans ce cas, il suffira de la recréer manuellement avec Gparted sur le SSD.

-dev-sdb - GParted_206

Le disque dur avec la partition de SWAP non reconnue.

Si tout ce passe bien, il n’ya plus qu’à patienter 3-4 heures. Vous penserez bien à la fin à ajouter aux partitions du SSD les mêmes drapeaux que sur le disque dur (ici boot,lba pour la première partition et lba pour la partition étendue).

-dev-sda - GParted_205

Le SSD une fois les manipulations finies.

2. Super Grub Disk

La copie s’est bien déroulée ? Parfait, on va maintenant éteindre le PC et remplacer le disque dur par le SSD. Dans le cas contraire, les commentaires sont là pour exposer votre problème.

L’instant de vérité, le redémarrage. Bon j’ai déjà éventé le suspens précédemment, l’écran n’affiche qu’un laconique curseur blanc en haut à gauche. Bref Gparted, c’est bien mais ça n’est pas suffisant, place maintenant à Super Grub Disk.

Après avoir démarrer sur Super Grub Disk, on va choisir l’option Boot manually.

Super Grub Disk_210

Ensuite la ligne Operating Systems.

Super Grub Disk_211

Et enfin celle contenant le kernel que vous voulez utiliser (les grincheux qui ont échappés au Ctrl-W et qui trouvent que la capture d’écran est moche et floue, c’est parce que c’est une photo, passez donc par la case Alt-F4 et ne touchez pas 20000 BTC).

Super Grub Disk_212

Normalement vous devriez atterrir sur votre joli environnement graphique. Pour ma part, je suis arrivé sur un terminal en root, visiblement quelque chose a putréfié au royaume du kernel ! Rappelons-nous que j’ai recréé ma SWAP et que donc elle n’a plus le même UUID. Il va donc falloir corriger le fichier /etc/fstab en conséquence.

 – Identifions la partition contenant la swap (ici sda6):

Disk /dev/sda: 512.1 GB, 512110190592 bytes
255 têtes, 63 secteurs/piste, 62260 cylindres, total 1000215216 secteurs
Unités = secteurs de 1 * 512 = 512 octets
Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 4096 octets
taille d’E/S (minimale / optimale) : 4096 octets / 4096 octets
Identifiant de disque : 0x08219ef9

Périphérique Amorçage  Début         Fin      Blocs    Id. Système
/dev/sda1   *        2048    52430847    26214400    c  W95 FAT32 (LBA)
/dev/sda2        52430848   257230847   102400000    7  HPFS/NTFS/exFAT
/dev/sda3       257230848   659804159   201286656    7  HPFS/NTFS/exFAT
/dev/sda4       659804160  1000214527   170205184    f  Étendue W95 (LBA)
/dev/sda5       659806208   968566783   154380288   83  Linux
/dev/sda6       992022528  1000214527     4096000   82  partition d’échange Linux / Solaris

– Trouvons son UUID (ici d17277c0-656d-423d-acac-75270120834b) :

total 0
drwxr-xr-x 2 root root 140 févr.  4 19:22 .
drwxr-xr-x 5 root root 100 févr.  4 19:22 ..
lrwxrwxrwx 1 root root  10 févr.  4 19:22 3022FBCD22FB9656 -> ../../sda3
lrwxrwxrwx 1 root root  10 févr.  4 19:33 4C8B-2392 -> ../../sda1
lrwxrwxrwx 1 root root  10 févr.  4 19:22 BC008F1B008EDBB0 -> ../../sda2
lrwxrwxrwx 1 root root  10 févr.  4 17:32 d17277c0-656d-423d-acac-75270120834b -> ../../sda6
lrwxrwxrwx 1 root root  10 févr.  4 19:22 df72b8af-a2ad-4ef5-ac04-5aa69f5cfc5a -> ../../sda5

– Il ne reste plus qu’à corriger le /etc/fstab :

# /etc/fstab: static file system information.
#
# Use ‘blkid’ to print the universally unique identifier for a
# device; this may be used with UUID= as a more robust way to name devices
# that works even if disks are added and removed. See fstab(5).
#
# <file system> <mount point>   <type>  <options>       <dump>  <pass>
# / was on /dev/sda5 during installation
UUID=df72b8af-a2ad-4ef5-ac04-5aa69f5cfc5a /               ext4    errors=remount-ro 0       1
# swap was on /dev/sda6 during installation
UUID=d17277c0-656d-423d-acac-75270120834b none            swap    sw              0       0

– Tant qu’on y est, SSD oblige on va ajouter l’option « discard » pour activer le TRIM :
# / was on /dev/sda5 during installation
UUID=df72b8af-a2ad-4ef5-ac04-5aa69f5cfc5a /               ext4    errors=remount-ro,discard 0       1

 – On valide le changement de configuration et on teste le TRIM :

update-initramfs: Generating /boot/initrd.img-3.18.5-031805-generic

Reste à réinstaller Grub sur le disque /dev/sda. Si vous êtes connecté à Internet vous pouvez utiliser la commande suivante (sélectionnez /dev/sda quand c’est demandé) :

Dans le cas contraire, utilisez les commandes :

Il n’y a plus qu’à redémarrer le PC et s’assurer qu’à la fois GNU/Linux et Windows démarrent bien à partir de Grub, pour ma part, c’était le cas. Je ne garantis pas que ma méthode fonctionne à chaque fois mais ça vaut le coup d’être tenté.

En cas de problème ou de question, les commentaires sont ouverts 😉

Wacom Bamboo Pen Touch

Bénissez-moi, Saint Ignucius, parce que j'ai péché. Au contact de mes ex-collègues graphistes, j'ai pris l'habitude d'utiliser une tablette graphique à la place de ma souris. Plus précise, plus rapide, en un mot la meilleure… comme super Jaimie. Alors tout ça c'est bien beau mais pas besoin d'une super Intuos pour remplacer le mulot qui en veut à votre canal carpien. Mon choix s'est donc porté sur une Wacom Bamboo Pen & Touch.

Wacom Bamboo Pen Touch

Alors le "Touch" ça en jette un max pour épater la stagiaire de la compta mais au quotidien c'est tout moisi car le curseur peine à comprendre qui du stylet ou de ta main aura le dernier mot. Si tu te dis que le super menu Wacom que tu vois trainer depuis des années dans la fenêtre des paramètres va te sauver la mise, et bien tu te trompes lourdement : pas moyen de désactiver ce satané touch par ce biais !

Tous les paramètres

Après avoir un peu bourlinguer sur le net pour trouver une solution, je vous ai concocté une petite ligne de commande qui résout le problème à tous les coups :

Alors en gros, ça liste les périphériques Wacom, sélectionne la ligne contenant le terme "TOUCH" et isole le 7ème champs qui contient l'identifiant du matériel. Ensuite on lui demande de désactiver le Touch. Il faut savoir qu'il faut lancer cette commande précédée de sudo sinon ça ne marche pas. Ensuite libre à vous de la lancer au démarrage, de lui associer un alias, etc etc.

Hop hop hop c'est pas fini, vous avez bien vu que le titre était au pluriel. Passons donc maintenant à mon super mulot Razer DeathAdder Megatron Edition parce que d'une, les Decepticons sont bien plus stylay que les Autobots et de deux, une DeathAdder à 15 € ça ne se refuse pas !

Razer DeathAdder Megatron

Le soucis c'est que par défaut, on prend le capteur de 3500 dpi dans les dents. On a à peine le temps d'esquisser un mouvement qu'on a traversé la moitié de l'écran ; idéal pour le frag dans Team Fortress 2 mais assez inutile voire pénible pour un usage quotidien. On va donc régler tout ça à l'aide d'un petit script !

Un peu comme avec la tablette graphique, on isole la souris parmi les périphériques et on modifie les valeurs d'accéleration et de vitesse. Les valeurs 4 et 30 sont arbitraires, à vous de tester pour trouver le compromis qui vous convient.

Ensuite, il n'y a plus qu'à exécuter le script au démarrage de la session via les outil/méthode offerts par votre environnement de bureau.